J'ai écrit ça

Publié le par Lill'Raphy

en revenant du concert de Fauve au Rock en Seine et j'ai eu envie de le publier.

J'en avais gros dans le coeur et j'ai choisi de le laisser sortir.

Ca m'a fait du bien d'avoir noirci ces pages numériques de pixels salvateurs.

Nota bene : ce texte est un état d'esprit à un moment donné de ma vie, en aucun cas ce qui se passe ad vitam aeternam dans ma tête.

 

Voici.

 

"Je croyais quoi ?

Que ca allait être simple ?

Que j’allais pouvoir continuer et passer à autre chose, comme ça, pouf, sans aucun heurt ?

Je crois bien m’être fourvoyée. Mais je voulais tellement y croire.

Je sais c’est déprimant dit comme ça.

Ca me fait flipper ma race!

 

J’ai eu la peur de ma vie, un coup de poignard dans le bide, quand j’ai vu les deux mots fatidiques s’afficher sur l’écran de mon téléphone portable.

 

Je sais pas pourquoi ça m’a rendue triste.

C’est con, mais je sais pas, pas tout de suite, pas comme ça.

Pas de cette manière-là.

 

J’ai l’impression que tout était du tout cuit, ça me fait peur, il n’y avais plus de surprise.

Et puis surtout j’ai peur de blesser, de faire mal.

Presque autant que d’avoir mal moi-même.

 

Déjà que je ne me laisse que rarement aller tellement je flippe qu’on me fasse à nouveau mal au cœur, je me protège un truc de fou. Je ne sais même plus comment faire pour baisser la garde, j’ai oublié, je suis désemparée face à ca parce que j’ai perdu le mode d’emploi pour recommencer à aimer.

Prenant en plus en compte le fait que je fais du mal aux gens qui s’attachent à moi, je ne sais pas comment je fais mais je le fais et ça m’emmerde parce que j’ai pas envie de le faire.

 

C’est toujours moi qui m’en vais, je pars quand je veux, laissant l’autre pantois avec les sentiments qu’il avait au point A alors que dans ma tête, moi je suis déjà au point B.

 

J’attends naïvement la personne qui saura dompter cette espèce de « sauvagerie » que j’ai en moi vis-à-vis des relations avec le sexe opposé.

Celui qui, à force de patience et de persévérance, par petites touches de sentiments, saura me faire revivre.

 

Je suis abîmée moi aussi au fond…

 

Je ne sais même pas ce que je cherche, ce que je veux, juste un peu de romantisme, ne pas penser, ne pas me prendre la tête.

Je ne sais même pas si je peux encore être la copine de quelqu’un, je n’arrive même pas à être fidèle, j’ai tellement besoin d’espace, de reconnaissance, du regard des autres.

En fait je flippe ma mère de me laisser aller et de faire mal, de me faire mal aussi.

J’en chiale, ca me gonfle !

 

Parce que je sais plus comment faire, je ne sais plus être naïve, j’ai perdu cette capacité il y a plusieurs années.

Je sais pas quoi faire, c’est plus facile de baiser et de partir après que de dire vraiment ses sentiments.

 

Ca m’a rendue immensément triste qu’il me dise ces deux mots par sms.

Ca m’a fait de la peine là parce que je ne pouvais pas répondre.

Je ne pouvais RIEN répondre, même pas un « moi pas », « moi pas encore », « moi je sais pas ».

 

Rien. Juste « c’est quoi l’amour ? », « Ca existe encore ? » Tu y crois toi ? Aussi vite, comme ça pouf ? T’as pas peur toi ? »

 

Comment tu peux me dire ça aussi vite ? Ca fait deux jours bordel !

Pourquoi tu l’as dit aussi vite ? J’avais pas imaginé ça comme ça.

 

C’est ça aussi le truc qui m’a rendue triste, c’est que je crois que j’avais trop prévu, j’avais trop imaginé, trop rêvé. Et quand la réalité m’a rattrapée, j’ai été déçue.

 

Chui putain de triste !

 

Eh ouais ! Après presque deux mois en gardant la tête haute, même après la déconvenue de la fin du mois de juin (qui m’oblige aujourd’hui à me faire un festival toute seule, ce qui est une véritable révolution dans mon mode de fonctionnement), bah voilà je pète un câble, je suis fatiguée de faire bonne figure.

Moi aussi je suis pessimiste, pas forcément souriante, mon monde est en train de se casser littéralement la gueule sous mes yeux et je devrais rester de marbre avec en prime un joli sourire Colgate sur les lèvres ?!

 

« J’ai mal à la Vie, Siri. Il est où l’hôpital le plus proche ? »

 

De toute façon ça sert à rien de se suicider, bien que la vie soit de la merde.

Paradoxe merveilleusement chaotique !

 

Ca y est je crois que j’ai tout sorti.

 

Je ne me vois même pas parler de ce genre de problèmes à mes amis, ils ont déjà les leurs et leur parler de mes soucis ne les arrangerait en rien et en plus ils ne m’écouteraient que d’une oreille car ils seraient préoccupés de leur côté. Ce que je comprends tout à fait dans la mesure où je ferai exactement la même chose, écoutant d’un pavillon distrait, attendant avidement mon tour de parole dans la conversation pour enfin pouvoir déblatérer inutilement sur mes petits problèmes personnels, alors que c’est si facile de remplir une feuille blanche sous Word.

Sauf que Word ne répond pas. Il va tout garder en mémoire, je pourrais me relire si je veux, repasser une couche sur mes névroses et peut-être les styliser un peu histoire de.

Mais personne n’y répondra jamais, et tout ce que je viens de vomir ici va sécher lentement sur cette page, et je ne le dirai plus.

 

Alors que peut-être j’aurais dû le dire à voix haute, mais, si je l’avais fait, ça serait sorti de ma bouche aussi brut que ça jailli de mes doigts sur ce clavier, sans préambule, sans fioritures, cash et blessant sûrement.

Alors à choisir…

 

Au final de cette page, je n’ai pas la solution et je n’ai pas la réponse à ce qui m’a turlupiné toute la soirée, ce fameux texto.

J’ai un chic magnifiquement monstrueux pour me foutre dans des situations ubuesquement merdiques !

 

Pète un câble."

Publié dans Anger

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article