J'ai compris

Publié le par Lill'Raphy

que je ne devais pas me plaindre.

 

Parce que je n'en avais absolument pas la légitimité.

 

Que tous les pseudos-problèmes psychiquos-psychologiques qu'on peut s'inventer, tous les maux qui peuplent les chansons de Fauve par exemple, peuvent sembler attirants car résonnant comme un écho au fond de nous, mais qu'après tout ce n'est qu'une autre forme de masturbation intellectuelle.

Ce sont, comme dirait l'unique Femme de ma vie, des "problèmes de riche".

Des problèmes secondaires dans une vie.

Des soucis qui n'existent que dans nos têtes, des psychoses que nous nous sommes créées de toutes pièces pour mieux occuper nos vies vides d'un sens que nous ne parvenons que si peu à lui donner.

 

D'autres ont mieux écrit que moi sur ce sujet.

Tryo : "Quand les Hommes s'ennuient, ils s'emplissent la tête, s'inventent des soucis et trop souvent s'entêtent".

 

Alors que si on était honnêtes deux minutes avec nous-mêmes on verrait assez rapidement que, dans nos vies, objectivement, tout va plutôt bien, même très bien.

 

Pour plagier sans honte Babylon Circus : 

"T'as pas faim, t'as pas froid, t'as tous tes papiers, tu sais où dormir ce soir, pas de soucis de ce côté".

 

Et c'est vrai! Mais on l'oublie! On prend trop facilement tout ce qu'on a dans nos vies pour acquis, le toit au-dessus de nos têtes, le salaire qui tombe tous les mois, les courses qui arrivent pour remplir le frigo et accessoirement nos estomacs de petites personnes confortablement installées dans des canapés trop moelleux pour être réels.

 

On oublie aussi qu'être "bien" physiquement, j'entends par là ne souffrir d'aucune partie de son corps, quelle qu'elle soit, est en soi un véritable petit miracle quotidien, quand on sait que le corps humain est une construction d'une fragilité somme toute extrême et qu'un rien peut faire basculer l'équilibre précaire qui nous maintient en vie et en bonne santé.

 

On oublie que les amis qui nous entourent, la famille qui nous aime, l'être qui compte le plus pour nous, ne sont pas là de manière "banale", c'est important de se souvenir que nous devons leur dire qu'ils comptent pour nous avant.

Avant tout le reste.

De ne pas croire que l'amour que ces personnes nous porte est inconditionnel et sans limite et qu'il s'appliquera sans différence dans n'importe quelle situation de la vie.

Tout le monde est fatigué parfois et c'est alors à notre tour de donner notre amour. 

 

J'ai compris que rien n'était dû, que les vrais soucis (de santé ou autre) peuvent pleuvoir sur le coin de nos tête aussi rapidement que se déclenche une averse printanière en avril.

Qu'être heureux et bien avec son corps et soi-même ça se travaille au quotidien.

C'est une tâche ardue de ne pas se laisser distraire par notre esprit qui voudrait sans cesse nous créer des problèmes qui n'existent objectivement pas.

 

Qu'il faut remercier chaque jour d'avoir vécu une journée de plus dans un monde où, finalement rien n'est "habituel" et où tout peut arriver à chaque instant.

Remercier d'avoir tout ce qu'on a et d'être entouré des gens qui nous sont chers.

 

J'ai aussi compris que même si parfois il nous arrive des "p'tits pépins", ce n'est pas la mer à boire.

Ca va finir par passer (oui, je dis ça, ça semble facile, je sais, et je ne suis même pas certaine d'arriver moi-même à complètement le mettre en pratique, mais j'essaie).

Que peut-être ces petites contrariétés (même si on ne s'appelle pas Barnie) seraient parfois une sorte de "rappel à l'ordre", un "avertissement" : "Ne te plains pas trop de ta vie, mais à l'inverse ne soit pas suffisant et pédant, et ne te regarde pas le nombril."

Un retour de bâton, un équilibre des chances après une période trop faste.

Peut-être un test pour voir si on mérite ce qui nous arrive de bon dans nos vies et nous faire prendre conscience que même des petites choses qui nous paraissaient insignifiantes, sont en réalité des petits (voire des grands) bonheurs de la vie :)

 

Se remettre en question est parfois essentiel pour s'apercevoir qu'en réalité, tout va bien et qu'on est heureux.

Quel chemin de croix pour arriver à cette conclusion qui nous semble pourtant si simple au final.

Publié dans Snatches of life

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