Il me disait

Publié le par Lill'Raphy

"fait pas ta ptite Raphy. Je suis sûr que tu l'as fait n'est-ce pas?"

Avec cet air mutin et cette lueur de défi dans les yeux.

 

Je crois qu'il avait compris. Bien avant que je ne comprenne moi-même.

Compris que lorsque j'ai une idée en tête, il est déjà trop tard, que je suis une personne entière, que je ne peux masquer mes sentiments.

Compris, que lorsque je suis déchirée intérieurement, c'est à l'extérieur que va s'afficher ce déchirement.

Dans un comportement violent, une frénésie d'actes et de mots.

Comme prise en faute par mon propre inconscient, je tentais vainement de me chercher des excuses, de me dédouaner.

"Non ce n'est pas moi, ce que je fais n'est pas amoral, ce n'est pas mal, j'ai le droit".

Finalement, il n'y a pas de moral ou d'amoral quand on discute avec soi-même, on ne peut s'auto-juger que sur la base de sa propre jurisprudence personnelle.

Prise en faute par soi-même, surtout parce qu'on ne s'assume pas, que l'on n'assume pas ses propres actes et ses décisions intérieures.

On doute, on se questionne, et ces questionnements transparaissent sur notre quotidien.

Alors on fait sa "ptite Raphy". Indubitablement.

L'important aura surtout été de s'en aperçevoir. On grandit. On veut autre chose, on change de goûts, on affine ses envies et ses choix.

Mais comme il n'y a pas de bonne ou de mauvaise décision concernant soi-même et que les autres ne seront jamais des juges impartiaux et objectifs dans notre propre cas, le choix final nous revient. Ce qui est d 'autant plus difficile.

Seraient-ce les prémices de l'éléctrochoc que j'attendais?

J'ai trop longtemps repoussé la décision.

Mais comme ce schéma est cyclique dans mon cas, je dois attendre.

Attendre et voir.

Peut-être décider.

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